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Fontaines de Bretagne
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Type de fontaine : Histoires et légendes

Fontaine Notre-Dame-de-Rumengol / Itron-Varia-Remengol


Localisation : Le-Faou / Ar-Faou (29)
A 2 km E. du bourg, en direction de Saint-Rivoal, au lieu-dit Rumengol

 Pays : Pays de Brest

 Le Chemin des Fontaines Bretonnes :
3-Le pays de Plougastel
Etape : 8


Coordonnées GPS :
Fontaine : N 48° 18.147 W 4° 8.852


Datation : XVème siècle

       
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Bibliographie
(1) histoires et légendes
découverte par saint Gwénolé/sant Wennole.

(1) fontaines de la mort
Lorsque le pèlerinage destiné à guérir le malade était inefficace, le pèlerin revenait à la fontaine pour y puiser l'eau et la verser sur les paupières du moribond, lequel était libéré de ses douleurs.

(1) fontaines oraculaires
Puiser de l'eau à la fontaine et en verser quelques gouttes sur les yeux du malade qui devait, soit mourir, soit se rétablir aussitôt- Pour hâter l'agonie, les pèlerins devaient faire trois fois le tour de la chapelle, pieds nus, dans le sens contraire au soleil.

(1) fontaines marieuses
Pardon et jet d'épingles à la Trinité et à l'Assomption.

(2) A 2 km E. du bourg, en direction de Saint-Rivoal, au lieu-dit Rumengol, se trouve un des sanctuaires les plus célèbres de la Bretagne.

Rumengol était déjà un sanctuaire druidique sur lequel, d'après la légende, Gradlon et Gwénolé, sauvés des eaux après l'engloutissement de la ville d'Is, s'installèrent et bâtirent une chapelle au Vème siècle, le culte chrétien remplaçant le culte païen.
L'église du XVIème siècle, maintes fois remaniée et agrandie renferme la statue en chêne massif de Notre-Dame-de-Rumengol datant du XVème siècle. L'origine de Rumengol est discutée. D'après certains spécialistes, il viendrait du breton " Ru men goulou deiz ", rouge pierre de la lumière du jour. Pour d'autres, ce serait " Itron Vari-Remed-Holl ", Madame Marie-de-Tout-Remède.
Cette dernière interprétation, la plus populaire, remonte probablement aux temps les plus reculés, à l'époque où les druides pratiquaient la médecine avec des potions magiques. Les pélerins n'ont pas failli au souvenir de ce lointain culte, puisqu'ils venaient invoquer la maîtresse des lieux (Notre-Dame ou la divinité antique "Rouge pierre de la lumière du jour") pour la guérison de toutes les maladies.
La fontaine, à 150 m de la chapelle, date du XVème siècle ou début du XVIème. La source est protégée par un édifice formé d'une niche en plein cintre, dont le fond et les cotés sont garnis de bas-reliefs, et d'un toit en bâtières. Il n'y a donc pas de place pour une statue. Les bas-reliefs représentent l'Annonciation, au centre, saint Gwénolé et saint Fiacre de part et d'autre.

Le pélerinage avait lieu du vendredi au dimanche de la Trinité. Les messes commençaient vers deux heures du matin. Au lever du jour, on transportait la statue de chêne dans l'oratoire construit à l'occasion du couronnement de 1858 ( il coïncide avec les visions de Bernadette Soubiroux !), et les pèlerins assistaient aux offices en plein air. Le pèlerinage par procuration était admis. On y envoyait quelqu'un en cas d'empêchement. Après avoir tourné sept fois autour de l'église, en chantant des cantiques, pour expier ses septs pêchés capitaux, les fidèles se rendaient à la fontaine, se pressaient pour boire quelques gorgées d'eau sacrée que les mendiants puisaient dans les bols de faïence. Nombreux étaient ceux qui y venaient à pied pour accomplir un voeu et qui faisaient des ablutions dans des cuvettes emplies de l'eau miraculeuse.
Ajoutons que notre Dame contribuait à sauver tous ses enfants fidèles, moralement et physiquement; à sauver des sept pêchés capitaux, comme à guérir tous les maux; mais aussi à préserver les jeunes en danger, les soldats, les marins...
On disait que, si le pèlerinage n'était pas réussi, les pèlerins qui l'avait accompli par procuration pour un moribond devait, à son retour, verser quelques gouttes de l'eau puisée à la fontaine sur les paupières du malade et aussitôt les yeux de ce dernier se renversaient dans leur orbite, le libérant ainsi de la douleur de la vie.

Extrait de :
(1) Les Fontaines de Bretagne, Albert Poulain - Bernard Rio, YORAN EMBANNER, 2008, p.20,41,45,51
(2) Le Chemin des Fontaines, Roger LE DEUNFF, Editions DANCLAU, 1996, p.45
     
     
Bibliographie conseillée et remerciements aux auteurs

Fontaines de Bretagne
Albert Poulain - Bernard Rio

Le chemin des fontaines bretonnes
Roger LE DEUNFF
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